lundi 30 août 2010

La mendicité au Sénégal


Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) estime que le phénomène de la mendicité des enfants dans la région de Dakar (Sénégal) touche environ 7600 personnes, selon une note d’information publiée lors d’une réunion de partage et de planification avec les médias publics le 28 août 2010 à Saly.
La rencontre a été organisée à l’initiative de l’UNICEF au Sénégal, en collaboration avec le projet de lutte contre la traite et les pires formes de travail des enfants. Près de la moitié des mendiants dans la région de Dakar seraient des Étrangers ou des natifs de pays limitrophes pour la plupart, selon le rapport intitulé « Enfants mendiants dans la région de Dakar ». Ce rapport a pour point de départ une enquête menée auprès des enfants mendiant dans les rues de Dakar, laquelle a fourni un premier état des lieux, assorti d’une vue d’ensemble des actions entreprises à l’échelle nationale, face à ce problème.
L’enquête a également permis de proposer diverses options stratégiques visant à accélérer et renforcer la réponse nationale contre la mendicité enfantine. Finalement, il convient de souligner que même si cette étude prétend donner une image assez représentative de la situation des enfants mendiants dans la zone de Dakar, elle ne dépeint pas la condition de l’ensemble des enfants talibés vivant dans les daaras.
Les résultats de l’enquête ont montré qu’une grande partie des enfants mendiants de Dakar sont originaires d’autres régions du Sénégal, et de pays limitrophes. Aussi les efforts de prévention devraient-ils être dirigés non seulement sur Dakar, mais sur les zones d’émigration, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
L’enquête a également révélé que la quasi-totalité des enfants mendiants sont des talibés qui déclarent fréquenter des daaras : il serait donc nécessaire de mobiliser les établissements religieux dans le déploiement d’initiatives de prévention. Enfin, la mise sur pied d’une stratégie de prévention passe par une bonne compréhension des différents facteurs qui poussent les familles à la décision d’envoyer leurs enfants dans des daaras, loin de leur communauté d’origine. Parmi les pistes de recherches à mener, il conviendrait donc de privilégier celles qui auront trait à l’identification de ces facteurs

Des mesures viennent d'être prises par le gouvernement pour éradiquer ce problème malheureusement ce sont des mesures policières qui n'auront sans doute pas beaucoup d'effets et qui n'agissent pas sur les causes affaire à suivre ! Sr Eliane

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